jeudi, 21 décembre 2006
Reflet
"L'oeil de l'Autre est le miroir où l'Un se mire sans cesse, en quête de l'image de soi la plus réussie possible"
16:55 Publié dans Phrases expresses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 20 décembre 2006
Joyeux La'la'la'la....
Vous aimez quand c'est votre anniversaire vous? Jusqu'à mes 14 ans j'attendais ce jour impatiemment pour ses cadeaux, ses gateaux et mon plaisir égocentrique que ce soit MA journée. Et depuis mes 14 ans, recherche éperdue du bouton off d'un temps inexorablement en marche.
Maintenant, c'est une journée semblable aux autres, une bougie de plus à chaque fois (ou plus de bougies du tout, y'en a trop), tout le monde a la tête dans Noêl, vaque à sa vie, à son travail. Un jour on m'a dit :"le jour de votre anniversaire, il y a des personnes qui modifient leur quotidien pour vous appeler, écrire, parler, voir". Elle est là la magie: être dans la pensée et dans le coeur de quelques personnes chères.
Cette année, je m'offre une nuit quasi-blanche (et pas pour des galipettes joyeuses!), je me lève et cours à mon téléphone prendre rv avec mon médecin préféré. Je n'irai pas travailler; parler me fait mal, respirer aussi d'ailleurs. Ma tête abrite une fanfare, mes muscles sont rabougris (l'âge sans doute), des frissons me parcourent. J'ouvre mon cadeau: il est bien gros cette année!! rhino-laryngite, sinusite et début d'otite. Woahhhh! un sourire éteint et un regard torve en guise de réponse!
Epuisée par chaque geste, parole, action, je rampe jusqu'à mon antre, ingurgite la charlotte de comprimés trempée dans du sirop, puis m'effondre trois heures durant sous ma couette chaude (je passe l'épisode de la panne de chauffage pile ce jour-là!).
Le cadeau de mon corps me prive de la soirée prévue par mon coeur: bain romantique et petit resto (c'était une surprise!) reportés à une date très ultérieure (le cadeau de mon corps est à libération prolongée).
Heureusement des messages, des appels, un joli bouquet entre un reniflement et une poussée de fièvre!
Et encore merci mon corps de ce beau cadeau; mais non, je ne t'oubliais pas, comment l'aurais-je pu ces derniers mois?
09:20 Publié dans Un Café, une Plume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 11 décembre 2006
Lundi soir
J'entre dans une galerie marchande; il fait nuit et froid. C'est décembre et ses achats à tout moment que le travail nous laisse possible.
Deux femmes passent devant moi, courant et pleurant, affolées.
Je pense: elles ont dû se faire voler leur sac, et cherche devant elles si un homme est aussi en train de courir. Je ne vois rien.
Derrière elles, un jeune homme marche à vive allure en disant: "il y a un braquage, un homme est en train de tirer, sortez tous de la galerie. Pas de panique".
Je suis sortie de la galerie, 5 minutes après mon entrée. J'ai entendu un tir.
A contresens, sur la route, plus tard, je vois passer toutes sirènes dehors une voiture de police.
19:45 Publié dans Un Café, une Plume | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
La mort du tyran
Il est entré à l'hopital pour un nouvel infarctus, nous dit-on. Il est en phase de guérison après une opération du coeur, apprend-on quelques jours après. Et aujourd'hui, j'apprends qu'il est mort.
Auguste Pinochet, à 91 ans, est mort.
Me voilà triste. Déçue. Affectée. Profondément.
Je ne pleure pas la disparition du Chef de la dictature chilienne de 1973 à 1990, le Maître ès Tortures et Disparitions. Je pleure sa sortie victorieuse de la vie, sans avoir été jugé par un pays en quête d'une identité volée, et qui tente de se reconstruire avec tous ces blancs, ces vides, ces morts et ces disparus. Il venait d'être accusé de deux meutres dans le cadre de la Caravane de la Mort,enfin. Il était assigné à résidence. Et son coeur s'éteint et le tait.
Je pleure car j'espérais le voir jugé, et dans son pays. Quelle belle victoire politique, juridique, historique, ç'eût été!
Nous devrons nous contenter de le voir jugé dans une reconstruction littéraire de l'histoire...
14:40 Publié dans Un Café en Amériques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 06 décembre 2006
Pardonnez-moi
Je sors de la salle, la bouche encore bée. Le cours Mirabeau, seule, la lune que viennent occulter quelques nuages. Je regarde les passants sans les voir. Je suis toujours dans le film, toujours avec Violette.
Maiwenn réussit un tour de force, une autobiographie de tout le monde. Dans chaque famille des secrets, des non-dits, des souffrances, des rancoeurs. Et pourtant la famille est un pilier pour se construire. Sans famille, l'être perd son identité.
La caméra est souvent à l'épaule; certains comédiens ont joué gracieusement (comme Hélène de Fougerolles) afin que ce plongeon au coeur d'un être puisse aboutir.
Ce que produit ce film est si intérieur qu'il est difficile de le figer en mots. De nombreuses réflexions, moultes émotions vous envahissent tout au long du film.
Et une phrase qui s'abat tel un lourd bélier qui défoncerait toutes les portes:
"Votre père ne vous demandera pas pardon. Il est le père, l'autorité, la loi; ce serait transgresser cela que de vous demander pardon. C'est impossible, il ne le fera pas."
23:45 Publié dans Café-Ciné | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Semaine sur Tartine
Avant que l'oubli ne la dévore, je vais vous faire une tartine de ma semaine dernière. Alors, beurre ou nutella?
J'ai vogué entre mers de recherche universitaires, marées d'étudiants et d'élèves, écueil sur mon lit gémissante endolorie, puis à la nage regagner le médecin. Une sonde a visité mon intérieur lunaire avant que je ne revisite le trimestre de mes élèves, le tout après avoir joué à la Pretty Woman avant de blêmir devant Saw1... Sur une île une louloute en pleurs, sur une autre les incantations d'un marabout, et sur la troisième des pneus tout neufs!
J'ai partagé le quotidien de femmes au foyer déséspérées, puis ma première soirée-lecture avec des bookcrosseurs, finie à la lueur des chandelles d'une crêperie en amoureux.
La confiture sur la tartine c'est la surprise d'un anniversaire secret, les appels de dernière minute, la recherche de Livre d'or, la préparation d'un panneau-photo-de-quand-il-était-petit, le stress des uns, l'énervement des autres...
*sur une assiette, posée, une tartine de ma vie *
18:55 Publié dans Un Café, une Plume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Prête-moi ta main
Un dimanche lendemain de fête, il pleut, les lumières de Noel ont été installées dans Aix. La main dans la main, nous allons voir A. Chabat et C. Gainsbourg.
Le scénario est abracadabrant, sans trop de rebondissements, assez simple en somme. Les personnages sont caricaturés, mais étrangement avec sobriété. Le film se veut drôle mais ne l'est pas toujours.
Mais voilà: à la dernière séquence, je me suis fissurée de l'intérieur, laissant perler une larmounette. Cette larme est restée là, en moi pendant les deux jours suivants. Cette histoire a parlé à un 'moi' enfoui...
18:35 Publié dans Café-Ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


