mardi, 27 février 2007

Ils sont partout.... je les ai vus!

J'y vais? J'y vais pas? Ce serait bon pour mon dos, mes kilos en trop et mes muscles en moins, mon moral. Puis ça m'occuperait sainement et positivement pendant un petit moment... allez, j'y vais.

Mais il fait froid dehors, affronter le vent, me retrouver en maillot, faire ces stupides longueurs, boire la tasse parfois, essayer de faire le vide dans ma tête sans y arriver, ressortir toute mouillée, cette odeur de chlore me collant comme une ombre malodorante, même après la douche... non, j'y vais pas.

Mais aujourd'hui, tu n'as plus d'excuse: c'est les vacances, tu n'as pas une rhino-sinusito-pharyngo-sciatique t'empêchant de bouger, tu n'as rien de prévu là de suite, et ô bonheur, la piscine est ouverte. Donc aujourd'hui, j'y vais.

Apprivoiser cette eau trop longtps délaissée, réveiller mes poumons devenus plus petits, retrouver un peu de calme et de tranquillité en moi par ces mouvements amples et en accord avec l'eau. Finalement, c'est chouette, j'y vais.

 Et là, soudain.... une atroce vision horrible devant moi: ça gigote, ça crie, ça bouge, ça saute, ça braille, ça chahute dans tous les coins et recoins de cette piscine. Aucun espace réservé à l'espèce des nageurs. Rien. J'hésite, je suis devant la dame de l'accueil. J'avais dit j'y vais, alors j'y vais. Ce sera d'autant plus en douceur me dis-je, une excuse pour ne pas forcer...

Douceur? Calme? Tranquillité? que nenni! Ils vous sautent dessus, traversent la piscine en largeur (ô sacrilège!), s'interpellent les uns les autres, s'arrêtent inopinément. Et surtout, ils sont partout! Devant, derrière, à droite, à gauche, dessous, et j'en suis sûre, dessus aussi!

Le challenge devient autre: réussir à slalomer entre ces asticots colorés, prévoir les gestes des criards, survivre au sein de cette horde d'envahisseurs nains! Ah... l'utopie de la tranquille reprise de natation pendant les vacances!

Enfin, je vous transmets les mots réconfortants de la dame de l'accueil:

"non non, il n'y a pas de moment plus calme. C'est comme ça de 10H du matin à 18H30... "

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mercredi, 21 février 2007

Odette Toulemonde

medium_OdetteToulemonde.jpgUne Madame Toulemonde, dans son quotidien, ses obligations, ses délires, ses rêves. Elle plane parfois, elle s'évade par de menues choses. Elle cherche ses petits bonheurs quotidiens, qui semblent à nous, spectateurs, futiles, drôles, kitsch. Mais elle les transmet malgré tout, à nous, et à A. Dupontel, cet écrivain en quête de raison de vivre depuis son monde luxueux et intelligent.

Le bonheur n'est pas forcément là où on l'attendrait.

Ce film, cette héroïne a des airs d'Amélie Poulain parfois. Qu'importe! On ne le regarde pas moins avec plaisir, en souriant, et en se fissurant avec l'héroine qui porte beaucoup sur ses épaules derrière son apparence guillerette et de bien-être.

Ce film, c'est C. Frot surtout, A. Dupontel aussi, et le réalisateur, Eric Emmanuel Shmitt qui nous conduit dans sa réalité, vue par un prisme tout à fait singulier. Pour preuve la métaphore qui se file de Jésus et de ses différents moments de vie, de bonheur et de souffrance. J'étais curieuse de voir cet écrivain devenu réalisateur. L'image et les effets spéciaux mettent à vue son monde à lui.

On dirait du superficiel, de l'anecdotique. Il n'en est rien.

Entre adultes

Petit film, au départ pas destiné au grand écran, réalisé par S. Brizé avec des comédiens théâtreux qui n'avaient jamais tourné jusqu'alors. Film tourné en 8 jours, scénario écrit en 8.

Important de savoir ça parce que ça explique les caméras à l'épaule, la simplicité de mise en scène, l'image un peu granuleuse et pas magnifique...

Après y'a 6 femmes, 6 hommes, et on commence par Camille et Christian, puis Christian et Caroline, et ainsi de suite...
histoires d'amour, de ruptures, de tromperies, de questionnements.
Un film psychologique où on se retrouve parfois, non, souvent... On rit, on s'interroge. Ce film touche, malgré toutes ses imperfections!
Il fera moins d'entrées que Taxi 4, il est aussi plus prise de tête voire parfois soporifique (quoique, discutable!!). Mais ça vaut le coup de le soutenir, pour pas que le cinéma français ne soit QUE Taxi 4...

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Attention, l'affiche est trompeuse, ;-)

mardi, 20 février 2007

Une mère

Je buvais un café, en travaillant. Quelques notes, le début d'un clip, je m'arrête, j'écoute, j'entends, je regarde. 

Je pense aux mères qui m'entourent, à la mienne, aux jeunes mères, aux mères disparues. Des mots deviennent des images de personnes de mon entourage, je les vois, les entends dans ces paroles.

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Une Mère

Ça travaille à temps plein, ça dort un œil ouvert
C’est d’garde comme un chien
Ça court au moindre petit bruit, ça s’lève au petit jour
Ça fait des petites nuits.
C’est vrai, ça crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Ça reste auprès de sa couvée
Au prix de sa jeunesse, au prix de sa beauté.

Une mère,
Ça fait ce que ça peut, ça ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux.
Une mère,
Ça calme les chamailles
Ça peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille

Une mère,
C'est plus com' le autres filles
Ca oublie d'être fière
Ca vit pour sa famille
Une mère,
Ca se confine au bercail
C'est pris comme un noyau
dans le fruit de ses entrailles


Une mère,
C’est là qu’ça nous protège
Avec les yeux pleins d’eau, les cheveux pleins de neige
Une mère,
A un moment, ça s’courbe, ça grince quand ça s’penche
Ça n’en peut plus d’être lourde
Ça tombe, ça se brise une hanche
Puis rapidement, ça sombre
C’est son dernier dimanche
Ça pleure et ça fond à vue d'oeil
Ça atteint la maigreur des plus petits cercueils
O bien sûr, ça veut revoir ensemble
toute sa progéniture entassée dans sa chambre
Et ça fait semblant d’être encore forte
Jusqu’à c’que son cadet ait bien fermé la porte

Et lorsque, tout’ seule ça se retrouve
Ça attend dignement qu’le firmament s’entr’ouvre
Et puis là, ça se donne le droit
De fermer pour la première fois les deux yeux à la fois

Linda Lemay

A elles, aux mères, du babillement à l'indépendance, donner vie et vieillir en lui ouvrant les yeux sur le monde.

Je pense à elles, et à moi, peut-être, un jour...

jeudi, 15 février 2007

La brune était en noir

Il fait beau aujourd'hui: le ciel est bleu, le soleil brille.

Des personnes réunies, vêtues d'un peu ou de beaucoup de noir, avec un peu de blanc qui dépasse, en une chemise ou un mouchoir.

Des effluves d'émotions arrivent jusqu'à moi, me traversent, me gagnent; peine, tension, discrétion, inquiétude, compassion, tristesse, épuisement, amour. Quelques sourires éteints, de nombreuses larmes ravalées. C'est l'heure de la dignité, de l'aurevoir.

Les mots touchent, mots d'immortalité et d'amour, d'espoir et de vie, de merci et d'ensemble. La mélodie s'élève, les larmes roulent. Suivra un chant corse; deux costumes sombres s'affairent autour de ce beau bois brillant.

Il fait beau aujourd'hui: le ciel est bleu, une mère s'envole, le soleil brille, une femme est enceinte.

 

lundi, 12 février 2007

Skicheuse

Histoire d'un rendez-vous romantique enneigé.

Moi, et la Neige, face à face: duo ou duel? en bas, plate, poudreuse, entre les arbres, nous formons un duo. Là-haut, raide, damée, pentue, c'est le duel qui commence. Je suis si petite face à sa fière hauteur.

Descendra, descendra pas? il faut bien... alors, planter du bâton, chasse neige, sku, déchaussage, tout y passe. Je suis enfermée dans ce duel, n'entendant presque plus les conseils patients de celui pour qui j'ai voulu tenter le duel, me disant que peut-être cette fois ci, je vaincrais! oh naive créature que je suis!

Ce fut laborieux, long, pénible, tel un calvaire sans fin. Puis, certaines sensations revinrent, furtivement, puis disparurent en un instant.

Je suis bien plus douée pour le vin chaud, la fondue savoyarde, la douche chaude d'après le froid, que pour dévaler les pistes, regardant d'un air envieux les marmots d'un mètre semblant se fondre dans le décor habilement et facilement.

J'ai fait ma Bridget Jones dans l'Age de Raison, en pire, parce-qu'elle, au moins, garde le sourire. Je l'ai perdu car ne pouvant sourire et suffoquer en même temps.

Je voulais tant te faire plaisir, que j'ai essayé de nouveau. Ridicule, appeurée, sûrement drôle pour certains, mais jamais à l'aise ou prenant du plaisir. Toi si à l'aise, si beau dans le soleil du scintillement de la pente.

La prochaine fois, je n'affronterai pas la pente, c'est inutile, elle est plus forte que moi! A moi les raclettes, vins chauds, chocolats et autres fondues!!!!

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mardi, 06 février 2007

De Gris et de Rose

Moi, elle me parle... et à vous?

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Mascarad'Amitié

"Celui qui t'envie ne peut être ton ami"

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