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vendredi, 28 septembre 2007
France Culture, 18H27
" Le directeur du FMI n'est pas comme le président de la République, il n'a pas tous les pouvoirs"...
(ma tête a frappé le toit non ouvrant de ma voiture en entendant ces mots!!)
19:00 Publié dans Phrases expresses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 21 septembre 2007
Séries à la française
Pour des scénaris originaux, des dialogues inoubliables, des personnages divinement bien joués, des images à vous couper le souffle, et un esprit toujours novateur, la formule est simple: canapé + TF1 un (euhhhh) jeudi soir par exemple...
Un des héros réfléchit (et c'est dur), et tout à coup lance LA phrase, puis arrêt sur image, le fond devient sépia, et le spectateur pâle.
"Vous voulez dire qu'on l'aurait tué EXPRES?" (non, penses-tu, personne n'est assez méchant pour ça, blonde va...)
"Le meurtrier a voulu faire croire à un suicide (déjà les têtes fument). Alors pourquoi il aurait embarqué l'arme du crime?" (ben oui tiens, pourquoi, POURQUOI??)
[conclusion directe: c'est pas celui qui a l'arme du crime qui l'a tué, é-lé-men-tai-re!)
Le plus intéressant de la soirée? la pub pour la nouvelle C1 avec le rummicub (elle est chouette hein?)
Comme quoi, merci TF1 de laisser végéter nos neurones, ainsi plus aptes à avaler la malbouffe publicitaire
11:32 Publié dans Un Café, une Plume | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 20 septembre 2007
Avants-premières, suite
Et une semaine après Un secret, me voilà accompagnée de trois mousquetaires, prête à regarder 99 francs, l'adaptation du roman de F. Begbeider par Jan Kounen, avec dans le rôle principal Jean Dujardin.

Connaissant le sarcasme caustique et le désenchantement acide de F. Begbeider, je m'attendais à du cru et du trash et m'interrogeais sur comment le réalisateur parviendrait à conserver par sa caméra cette ambiance et ce regard lucidamer sur le monde.
Pari largement réussi! En effet, c'est trash à souhait (on ne comprend pas qu'il ne soit pas interdit aux moins de 12 ans, minimum), il y a des trouvailles côté plans et images (ce qui dans un film français est grandement appréciable); à relever par exemple l'insertion d'un mini dessin animé, un peu à la manière de Kill Bill, ou des mouvements rapides de caméra effets 3D...
Vaste critique de la société qui nous entoure, société de publicité et de consommation, où tout est produit, y compris le film que l'on regarde, où tout le monde est toujours potentiel acquéreur, où tout se paye et tout est à vendre, "vous, moi, surtout moi". C'est dit avec humour, on rit énormément, de bon coeur d'abord puis tout à coup on se rend compte qu'on rit jaune, puis qu'on ne rit plus du tout. Face au monde vernissé de la jet set, sa superficialité, sa façade, face à la recherche d'un paradis artificiel par la cocaïne, fantasmagorie qui tourne au drame, l'homme n'a d'alternative que la suivante: se plier aux règles du jeu, consommer, construire de la consommation et des valeurs factices, ou fuir en quête d'une vie originelle perdue et de ses valeurs fondamentales.
La rencontre fut assez drôle à défaut de fondamentalement intéressante: producteur, réalisateur, auteur (et oui, Frédéric Begbeider, Remets-toi Dandy, tu l'as eu ton autographe!), acteur (et oui, Jean Dujardin, aie aie aie, retenez-moi!) et aussi Jocelyn Quivrin (mais où donc l'ai-je déjà vu??), Vahina Giocante et Elisa Tovati... Bref beaucoup de monde pour répondre à des questions plus inintéressantes les unes que les autres, visant à demander au réalisateur d'aller au bout de sa critique en ne faisant aucune publicité pour le film, en demandant à ce que les salles n'en projettent pas avant le film... Peut-être auraient-ils tous voulu que les artistes travaillent bénévolement, ou encore qu'en un film on arrive à transformer tout un système de fonctionnement social!
Nous avons tout de même appris que la production a refusé d'être démarchée pour toutes les publicités qui apparaissent dans le film, ce qui laisse la liberté de citer ou de critiquer qui l'on veut. F. Begbeider a joué au rebelle en arrachant férocement les deux banderoles publicitaires présentes dans la salle, J. Dujardin a emprunté la vidéo d'un spectateur pour filmer la salle...
On a quand même bien ri! Mais je me rends compte que plus l'équipe en présence est nombreuse, moins les échanges sont creusés, je ne sais pas trop pour quelle raison.
S'est ensuivie une discussion lucidamère sur notre monde factice et désabusé avec mes 3 mousquetaires (aimable compagnie, n'est-ce pas?) sur le parvis du cinéma, qui, de n'être écourtée rapidement, pourrait être toujours en cours!
Alors, 99 francs, c'est pessimiste ou lucide?

16:40 Publié dans Café-Ciné | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Avants premières
Et voilà en une semaine deux avants-premières, deux films, deux rencontres avec réalisateurs et comédiens

Un Secret
Film de Claude Miller adapté du roman de Philippe Grimbert , au casting féminin marquant (Cécile de France, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu), faisant face à un Patrick Bruel athlétique (si si, je vous assure) dans le rôle de Maxime. Un couple se construit avec le souvenir secret de leur passé fantomatique et douloureux, un passé scellé, une histoire personnelle qui en se découvrant devient l'histoire d'un peuple, d'une époque. Cette histoire c'est la seconde guerre mondiale, la shoah. Nous voilà dans plusieurs familles juives, et nous voyons leur vie quotidienne malgré tout, la vie de tout le monde quand on n'est pas au front. L'arrivée de l'étoile juive, le désir de passer en France Libre, la crainte de la déportation, des images des camps de la mort (je pense d'ailleurs qu'il s'agissait de Nuit et Brouillard)
Ce film, un 'beau film français' -et c'est rare- marque par la justesse de sa tonalité, par le traitement original d'une époque si souvent contée, filmée, narrée. Deux temporalités se côtoient: présent en N&B, passé en couleur. Là encore, nouveau, différent, et beau.
Fin du film, applaudissements, lumières, toujours applaudissements tandis qu'entrent pour s'installer devant nous Claude Miller, Patrick Bruel et Julie Depardieu, standing ovation, révérences. Les échanges furent de qualité, évoquant les choix d'adaptation du roman, des épisodes du tournage, certains du casting, les entrainements physiques de C. de France et de P. Bruel (qui ne sont pas doublés lors des séquences sportives). Un vraiment beau moment après un très beau film que nous avons eu l'honneur de voir 3 semaines avant sa sortie nationale, lors de la ou d'une des premières avant-premières nationales!

16:20 Publié dans Café-Ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 02 septembre 2007
Question nocturne
La pleine lune occulte-t-elle de son halo luminescent les étoiles, ou est-ce une brume nuageuse qui a caché à ma vue les constellations?

22:50 Publié dans Un Café, une Plume | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Sous le temps
"Août m'est un long dimanche sous le couperet du Septembre-lundi"
22:42 Publié dans Phrases expresses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


