vendredi, 08 février 2008
Paris, C. Klapisch

En avant-première hier soir, en présence du réalisateur, de Mélanie Laurent (Je vais bien ne t'en fais pas) et Gilles Lellouche (Narco, Ne le dis à personne)
Romain Duris (forcément), Juliette Binoche, F. Lucchini, F. Cluzets, A. Dupontel, M. Laurent, K. Viard... joli casting pour un bien joli film!
C. Klapisch reste dans le genre du 'portrait croisé', comme on avait pu le voir dans l'auberge espagnole ou les poupées russes par exemple! Et ici, la toile de fond, c'est Paris, ses monuments, ses lumières, son métro, son quotidien, ses habitants. Et nos personnages, ce pourrait être nous: de 20 ans à 70 ans, de l'apprentie à l'architecte, tourbillonnant dans différentes configurations amoureuses. R. Duris est grièvement malade (mais ne joue-t-il pas souvent ce rôle où son visage est si grave?), et il regarde par la fenêtre, et il se demande: Ces gens qui passent, que je vois, que je croise, qui marchent, où vont-ils? quelle est leur vie? qui sont-ils? Et le réalisateur emmène sa caméra chez ces gens, dans leur vie, dans leur coeur, dans leur tête.
Dans ce récit multigénérationnel se mêlent les émotions qui voient se succéder sourires, rires, pincements et tristesse. On s'y voit sans s'y voir tout en s'y voyant.
Et moi je m'y suis un peu vue (mais moi je me vois souvent!!). Pour preuve un exemple: Profiter de la vie car elle est trop courte; "on va tous mourir un jour, on ne sait pas quand, et on espère que ce sera le plus tard possible" et si ce 'plus tard' c'était demain? est-ce que j'aurais assez vécu? assez profité? assez regardé le soleil, les feuilles au vent? assez ri avec mes amis? assez dit aux autres combien je les estimais, aimais?
Donc oui, ce film me semble réussi, il y a de très jolis plans (notamment en plongée complète, à la verticale), de belles ambiances et tous les personnages ont leur place, leur histoire, leur profondeur.

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