mercredi, 15 août 2007
Babel

7 cultures, 5 langues, 3 continents.
Et le tout se mêle et s’entrechoque, habilement et violemment.
Un bus d’occidentaux au Maroc, une adolescente japonaise sourde et muette au désespoir, une latino qui nous ouvre les portes du Mexique et de la frontière.
Une approche de la réalité proche du documentaire, une immersion dans chaque culture par la musique et les paysages, une narration non linéaire où un contre champ, à 10 mn d’intervalle succède au champ. Et nous avons une vision, d’abord éclatée, puis globale de ce qui se déroule sous nos yeux.
Le lien qui semble d’abord ténu s’accentue pour cesser d’être un lien cirscontanciel et événementiel et devenir une vaste remise en question de l’humanité, des valeurs comme justice / injustice, individu /société, violence inutile…
Le spectateur ne peut demeurer indifférent face à ces histoires entremêlées. Le film s’achève et l’on parle, pleure, s’interroge. Sur le titre, sur les enchevêtrements narratifs, sur les visions de chaque continent, sur les personnages, ces victimes d’une société rendus par elle et à ses yeux coupables, comme dans un infernal cercle vicieux.
Non, on ne reste pas indifférent.
Bravo Alejandro Gonzalez Inarritu ! Et si j’en profitais pour aller voir Amores Perras et 21 gramos ?
12:30 Publié dans Café-Ciné | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 06 août 2007
Port grimé
Il était une fois une ville, en bord de mer, sur la mer, aux multiples canaux... Côte d'azur, soleil, petites rues et jolies façades: voilà Port Grimaud. Un agréable lieu de vacances diriez-vous?
Peut-être si seulement l'heure était à l'authentique. Car le "la" est donné par le panneau d'entrée de la ville: "propriété privée, ville sous vidéosurveillance, tenue correcte exigée, etc etc", panneau qui jouxte une barrière gardée par deux agents de sécurité qui jouxtent eux-mêmes une petite case lieu de leur QG.
On entre; au dessus du pont une caméra, ô joie! Et les rues se succèdent, impeccables, peu de gens parlent, il vient d'y avoir le marché, la place est vide de tout détritus ou reste des réjouissances passées. Tous les 50 m, des agents de sécurité, vous annonçant l'arrivée des voitures évitant par là des centaines d'atroces morts de piétons percutés. Ici, c'est Monaco.
Les façades claquent pour des façades varoises: normal, ici c'est Venise. Face aux canaux, des teintes vénitiennes, dans les rares rues intérieures on retrouve des couleurs provençales...
Des dizaines de bateaux électriques abritant toutes sortes de touristes envahissent les canaux. Cette promenade de plaisance coûte 20 euros la demie heure, les nombreuses échoppes sont de boustifailles et de jupons et en appellent à votre bourse. Ici, c'est Disneyland.
Au fond du port, se trouve "le club international de yacht", et les bateaux amarrés rivalisent de beauté. On voit circuler des riches porsches, conduites par de riches gens... ici c'est fricland.
Si j'étais plus riche, plus monégasque, plus touriste. Si je me sentais plus en insécurité, j'aurais sûrement aimé Port Grimaud...
Et si vous avez encore un doute, allez sur le site de Port Grimaud, vous verrez que le pique nique est interdit dans l'antre de la cité... entre autres choses!
http://www.yci-port-grimaud.com/pg/content/view/39/28/lan...
11:17 Publié dans Un Café, une Plume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 20 juillet 2007
L'Affaire Tort & Colis
Un matin, elle se réveilla: Tort et Colis avaient frappé un long coup, qui dure depuis 3 semaines!
Après une recherche d'indices infructueuse malgré la manifeste présence des deux accolytes, elle prit conseil auprès des spécialistes Dock, T'heure, Med et Sain!
Conclusions scientifiques:
1. Dock: Tort et Colis ont profité de la fenêtre ouverte, se glissant dans la demeure avec un coup de vent frais!
2. T'heure: C'est votre fatigue Madame qui leur a permis d'entrer et de s'installer durablement. Ils sont arrivés sans crier gare, profitant de cet instant d'égarement!
3. Med: Je sais, madame la raison de leur venue! Vous étiez à la plage la veille? (oui) Et vous n'avez pas assez bu? (en effet, dit-elle toute émoustillée)... et bien voilà, la réaction de cette déshydratation est ce mal au centre du dos (il appuie, elle a mal), qui est remonté, permettant l'assise de Colis et Tort.
Qui a tort? qui a raison? Déboussolée, désaxée, elle accourt chez Sain, priant pour l'heure de vérité!
4. Sain: Tous mes cons de frères ont sûrement raison (ahhhh, enfin, synthèse s'opère!)... mais ne pensez-vous pas que le stress des derniers temps (c'est vrai, côté boulot, aie aie) ne se serait pas contracté musculairement? Une situation difficile à déglutir et paf, Tort et Colis sont là... bizarre non, madame?
Pâle et raidie, elle sortit et tenta de rassembler les nouveaux éléments de l'Affaire... "Après L'oreille Cassée, Tort et Colis, manque plus que la houppette... et le chien", se dit-elle!
Les quatre frères cons ont chacun apporté leur pierre au corps de l'enquête. Devant cette si con-vaincante unanimité, elle hésita: invoquer un bout de Marat, son cul, sa raie? A moins que mon sort ne soit de scier mon cou sans vaciller, d'ouvrir le colis pour en sortir le tort, que seule la raison demeure!
11:35 Publié dans Un Café, une Plume | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


