mercredi, 21 février 2007

Odette Toulemonde

medium_OdetteToulemonde.jpgUne Madame Toulemonde, dans son quotidien, ses obligations, ses délires, ses rêves. Elle plane parfois, elle s'évade par de menues choses. Elle cherche ses petits bonheurs quotidiens, qui semblent à nous, spectateurs, futiles, drôles, kitsch. Mais elle les transmet malgré tout, à nous, et à A. Dupontel, cet écrivain en quête de raison de vivre depuis son monde luxueux et intelligent.

Le bonheur n'est pas forcément là où on l'attendrait.

Ce film, cette héroïne a des airs d'Amélie Poulain parfois. Qu'importe! On ne le regarde pas moins avec plaisir, en souriant, et en se fissurant avec l'héroine qui porte beaucoup sur ses épaules derrière son apparence guillerette et de bien-être.

Ce film, c'est C. Frot surtout, A. Dupontel aussi, et le réalisateur, Eric Emmanuel Shmitt qui nous conduit dans sa réalité, vue par un prisme tout à fait singulier. Pour preuve la métaphore qui se file de Jésus et de ses différents moments de vie, de bonheur et de souffrance. J'étais curieuse de voir cet écrivain devenu réalisateur. L'image et les effets spéciaux mettent à vue son monde à lui.

On dirait du superficiel, de l'anecdotique. Il n'en est rien.

Entre adultes

Petit film, au départ pas destiné au grand écran, réalisé par S. Brizé avec des comédiens théâtreux qui n'avaient jamais tourné jusqu'alors. Film tourné en 8 jours, scénario écrit en 8.

Important de savoir ça parce que ça explique les caméras à l'épaule, la simplicité de mise en scène, l'image un peu granuleuse et pas magnifique...

Après y'a 6 femmes, 6 hommes, et on commence par Camille et Christian, puis Christian et Caroline, et ainsi de suite...
histoires d'amour, de ruptures, de tromperies, de questionnements.
Un film psychologique où on se retrouve parfois, non, souvent... On rit, on s'interroge. Ce film touche, malgré toutes ses imperfections!
Il fera moins d'entrées que Taxi 4, il est aussi plus prise de tête voire parfois soporifique (quoique, discutable!!). Mais ça vaut le coup de le soutenir, pour pas que le cinéma français ne soit QUE Taxi 4...

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Attention, l'affiche est trompeuse, ;-)

mardi, 20 février 2007

Une mère

Je buvais un café, en travaillant. Quelques notes, le début d'un clip, je m'arrête, j'écoute, j'entends, je regarde. 

Je pense aux mères qui m'entourent, à la mienne, aux jeunes mères, aux mères disparues. Des mots deviennent des images de personnes de mon entourage, je les vois, les entends dans ces paroles.

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Une Mère

Ça travaille à temps plein, ça dort un œil ouvert
C’est d’garde comme un chien
Ça court au moindre petit bruit, ça s’lève au petit jour
Ça fait des petites nuits.
C’est vrai, ça crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Ça reste auprès de sa couvée
Au prix de sa jeunesse, au prix de sa beauté.

Une mère,
Ça fait ce que ça peut, ça ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux.
Une mère,
Ça calme les chamailles
Ça peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille

Une mère,
C'est plus com' le autres filles
Ca oublie d'être fière
Ca vit pour sa famille
Une mère,
Ca se confine au bercail
C'est pris comme un noyau
dans le fruit de ses entrailles


Une mère,
C’est là qu’ça nous protège
Avec les yeux pleins d’eau, les cheveux pleins de neige
Une mère,
A un moment, ça s’courbe, ça grince quand ça s’penche
Ça n’en peut plus d’être lourde
Ça tombe, ça se brise une hanche
Puis rapidement, ça sombre
C’est son dernier dimanche
Ça pleure et ça fond à vue d'oeil
Ça atteint la maigreur des plus petits cercueils
O bien sûr, ça veut revoir ensemble
toute sa progéniture entassée dans sa chambre
Et ça fait semblant d’être encore forte
Jusqu’à c’que son cadet ait bien fermé la porte

Et lorsque, tout’ seule ça se retrouve
Ça attend dignement qu’le firmament s’entr’ouvre
Et puis là, ça se donne le droit
De fermer pour la première fois les deux yeux à la fois

Linda Lemay

A elles, aux mères, du babillement à l'indépendance, donner vie et vieillir en lui ouvrant les yeux sur le monde.

Je pense à elles, et à moi, peut-être, un jour...