jeudi, 15 novembre 2007
Séisme dans le nord du Chili

Les actualités hispano-américaines me conduiraient à signaler et à interroger l'élection à la présidence de Cristina Kirchner en Argentine, ou encore le clash diplomatique entre le roi d'Espagne et Hugo Chavez président du Venezuela, ce qui me donne une idée pour mes prochains cafés en Amérique.
Je choisis de signaler aujourd'hui le tremblement de terre qui a secoué le nord du Chili et le sud du Pérou hier 14 novembre. 7,7 sur l'échelle de Richter, 2 morts, 130 blessés, 15 000 sans-abris, 2600 maisons touchées. Informations en espagnol dans un des premiers journaux chiliens, El Mercurio:
http://diario.elmercurio.com/2007/11/15/nacional/especial...
Dans quelle mesure cette information est relayée en France? quelle place dans un JT -que je regarde peu, je l'avoue-, quelle place dans un journal? Un petit article de 223 mots dans le Monde.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-978449,0.html
Un peu plus d'informations sur cyberpresse:
http://www.cyberpresse.ca/article/20071115/CPMONDE/711150...
Pour le moment, je m'interroge, jusqu'à ce que je trouve ou prenne le temps par une revue de presses de poser la hiérarchisation de l'information. Mais si vous y avez déjà pensé ou si vous avez des clefs immédiates ou plus analysées, je suis preneuse!
17:50 Publié dans Un Café en Amériques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 11 décembre 2006
La mort du tyran
Il est entré à l'hopital pour un nouvel infarctus, nous dit-on. Il est en phase de guérison après une opération du coeur, apprend-on quelques jours après. Et aujourd'hui, j'apprends qu'il est mort.
Auguste Pinochet, à 91 ans, est mort.
Me voilà triste. Déçue. Affectée. Profondément.
Je ne pleure pas la disparition du Chef de la dictature chilienne de 1973 à 1990, le Maître ès Tortures et Disparitions. Je pleure sa sortie victorieuse de la vie, sans avoir été jugé par un pays en quête d'une identité volée, et qui tente de se reconstruire avec tous ces blancs, ces vides, ces morts et ces disparus. Il venait d'être accusé de deux meutres dans le cadre de la Caravane de la Mort,enfin. Il était assigné à résidence. Et son coeur s'éteint et le tait.
Je pleure car j'espérais le voir jugé, et dans son pays. Quelle belle victoire politique, juridique, historique, ç'eût été!
Nous devrons nous contenter de le voir jugé dans une reconstruction littéraire de l'histoire...
14:40 Publié dans Un Café en Amériques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 07 septembre 2006
Cuba avec ou sans Castro...
En 1959, la révolution cubaine porte Fidel Castro et Ernesto Che Guevara à la Havane, en chars et en armes. Depuis, un seul dirigeant, un seul parti: Fidel Castro.
A la fin du mois de juillet, pour des raisons de santé, il s'est retiré de la scène politique et a procédé à une passation de pouvoirs à son frère (de 5 ans son cadet) Raul. Depuis, les cubains attendent des nouvelles de l'état de santé de Fidel Castro qui a été vu à la télévision en compagnie du chef de l'état vénézuélien Hugo Chavez, ou dans les journaux fatigué, malade, et a annoncé qu'il fallait aussi se préparer à une 'mauvaise nouvelle'.
Que se joue-t-il à Cuba?
Cuba est en proie à une crise économique et sociale de grande ampleur. Fidel Castro est le seul référent politique depuis un demi siècle. Sans cette figure qu'adviendra-t-il de la situation? Maintien d'un état de dictature? Transition démocratique? Affrontements? soulèvements?
Alors que la transition est écartée de tout discours cubain, elle apparait comme un voeu cher dans les discours nord-américains! La politique extérieure de Cuba a conservé la ligne de conduite anti-impérialisme américain, malgré les blocus et autres embargos.
Au sein du pays et dans ses relations au monde entier, Cuba tâtonne et vacille, au gré de l'état de santé de son chef d'état.
Ci- après une petite revue de presse avec quelques liens vers des journaux français et espagnol sur ce sujet. a l'occasion je complèterai par la presse latino-américaine.
Début Aout Fidel Castro se retire de la scène politique cubaine et passe le pouvoir à son frère http://www.lefigaro.fr/images/20060802.WWW000000245_la_pr...
Vivre à Cuba
http://www.lefigaro.fr/international/20060904.FIG00000015...
Pour les dirigeants cubains, il n'est pas question de transition démocratique (en espagnol)
http://www.elmundo.es/elmundo/2006/08/04/internacional/11...
Déclaration de bush qui demande une transition démocratique
( en espagnol) http://www.elmundo.es/elmundo/2006/08/04/internacional/11...
http://www.cyberpresse.ca/article/20060810/CPMONDE/608100...
20:20 Publié dans Un Café en Amériques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 02 juin 2006
Ariel Dorfman

J'ai été chargée d'écrire l'article sur cet auteur pour le dictionnaire sur les auteurs hispano-américains. Je vous le transmets!
Et vous renvoie aussi à son site officiel, dont le webmaster est son fils Rodrigo: http://www.adorfman.duke.edu/
Né le 6 mai 1942 à Buenos Aires, Ariel Dorfman a un profil multiple : poète, essayiste, dramaturge, scénariste, journaliste et romancier. La famille Dorfman quitte les Etats-Unis d’Amérique et s’installe au Chili en 1954. En 1965 il obtient une licence en littérature comparée à l’Université du Chili. Il y enseigne dès 1970. Le coup d’état de 1973 le contraint à l’exil. Il s’installe aux Etats-Unis d’Amérique et devient professeur à l’université de Caroline du Nord.
Parmi ses écrits, la pièce de théatre la jeune fille et la mort, parue en 1990, et portée à l’écran par Roman Polanski en 1995. En 2003, paraît Exorciser la terreur, (Paris, Grasset), essai hybride retraçant ‘l’Affaire Pinochet’. En 2003 et en 2004 paraissent des ouvrages de nature plus autobiographique : Rumbo al Norte deseando el sur(Vers le Nord en désirant le sud) et Memorias del desierto (Mémoires du désert).
A. Dorfman s’illustre dans des genres divers, et cherche pour chaque oeuvre une singularité stylistique. Les thématiques d’exil, de disparition, de torture et de quête identitaire deviennent principes et fins de son écriture à partir du coup d’état de 1973 et apparaissent dans les pièces de théâtre, les romans, les essais, les poèmes et les articles. Il leur donne un corps littéraire et en envisage les portées psychologique et sociale.
La dimension historique et l’engagement politique d’A. Dorfman sur les événements de l’histoire contemporaine chilienne constituent la signature et l’originalité de son œuvre, caractérisée également par une recherche permanente de renouveau littéraire. Cette multiplicité de genres et d’écritures rendent cet auteur bilingue et ses œuvres difficiles à classer dans un mouvement littéraire bien précis, autre que celui de la diaspora chilienne qui réunit les intellectuels exilés à partir de 1973.
La jeune fille et la mort, Actes Sud-Papier, 1997.
La nounou et l'iceberg, Paris, Grasset, 2002.Exorciser la terreur, l'incroyable et interminable procès du Général Augusto Pinochet, Grasset, 2003.
Manhattan Macadam, Milan Editions, 2004.
Moi j'ai bossé en master 2 sur Exorciser la terreur... que je recommande vivement.
Je viens de finir Konfidenz, qui est très surprenant, marquant, enrichissant, et bien écrit!
à votre disposition pour toute question, ;-)
10:58 Publié dans Un Café en Amériques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 31 mai 2006
Histoire d'amour
Entre moi et les Amériques hispaniques, c'est une histoire d'amour.
Je ne dis pas 'latine', parce-que ça comprend des pays qui me sont étrangers. Je dis pas 'l'Amérique', parce qu'il y a tant de diversité culturelle qu'on ne peut pas contraindre tous ces pays, tous ces climats, ces histoires, ces cultures, ces problématiques à une seule et même terminologie.
Donc une histoire d'amour, qui commence avec Evita Peron, et qui s'étend à l'Argentine, au Chili, au Mexique et aux Caraîbes... puis à tous les pays hispano-américains, de façon a priori.
Ici donc je partagerai une info sur l'un des pays 'hispanoamericano', un article de presse, un auteur, une lecture, le nom d'une radio, d'un site hyper intéressant...
Espérant trouver lecteurs et lectrices!
19:10 Publié dans Un Café en Amériques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


